Loin de se contenter des performances de l'action, la firme californienne a décidé de fêter sa première année à la Bourse de New York, le 19 août, en annonçant jeudi la vente d'actions pour lever la bagatelle de 4 milliards de dollars pour financer ses investissements.

L'annonce est un pied de nez à tous ceux qui avaient douté de cette introduction en Bourse, Google affichant une ambition perçue alors comme insolente: être la première société internet à oser mettre un pied sur le marché depuis la crise boursière du secteur en 2000.

En un an, l'action est passée de 85 à 285,10 dollars - mercredi soir en clôture -, après avoir dépassé les 300 USD en juillet. La valorisation a grimpé de 23 à 77 mds USD.

Parallèlement, "les bénéfices ne cessent d'augmenter, et le retour sur investissement laisse sans voix les autres sociétés du secteur", résume Jim Friedman, analyste chez SG Cowen.

Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires a "simplement" doublé, à 1,4 md USD, tandis que le bénéfice a... plus que quadruplé, à 343 M USD.

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En affaires, Google inquiète régulièrement ses concurrents directs et indirects.

Dans sa bataille avec Yahoo! pour obtenir la suprématie auprès des internautes, Google a déjà sorti un logiciel vidéo et un moteur de recherche spécialisé dans le shopping, "Froogle".

Dernier lancement en date, le logiciel Google Earth, qui permet de faire un tour du monde virtuel en visitant à basse altitude les villes de la planète, et concurrence une application du géant des logiciels Microsoft.

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Google a également des concepts en chantier, dont le controversé Google print, projet de numérisation de 15 millions de livres pour créer la plus grande bibliothèque virtuelle du monde, et qui a forcé l'Union européenne à dire "oui" à un projet de bibliothèque virtuelle européenne pour contrer cette ambition.

Google a supendu le projet la semaine dernière, devant d'abord nouer des accords de reproduction avec tous les détenteurs de droits sur les ouvrages.

© Agence France-Presse